Le site archéologique du Mont-Saint-Germain est situé à 7 kms à l’ouest de Metz. Il occupe un éperon calcaire de la Côte de Moselle, à plus de 300m d’altitude, qui domine au nord la vallée du ruisseau de Montvaux et au sud, par un abrupt plus prononcé, la vallée du Tagnon. Cette position stratégique utilisée dès l’antiquité permettait de contrôler, au Moyen-Age, la route qui joignait Metz à Verdun, Reims et Paris.

Du plateau vers l’extrémité vers l’extrémité du promontoire, on rencontre successivement trois talus de taille imposante.

Le premier, précédé d’un fossé et actuellement planté de pins, est sans doute protohistorique : il est à mettre en relation avec les vestiges d’un habitat gaulois (IVème siècle avant J.C.) bien attesté au sud du site.

Les autres talus marquent l’emprise d’un grand château féodal de la fin du XIIème siècle dont les vestiges dont les vestiges d’une tour et quelques parements de murs sont encore visibles. Un bois de chênes recouvrant un sol bouleversé correspondant à la surface intérieure du château arasé.

A la pointe du promontoire apparaissent les ruines d’un prieuré qui abritait une petite communauté religieuse dépendant de l’abbaye Saint-Vincent de Metz. Des textes d’archives du Xième siècle mais aussi le pan de la tour de l’église et d’autres éléments d’architecture attestent son origine romane. Il fut remanié à diverses époques.

L’église et les bâtiments annexes sont construits sur une nécropole mérovingienne (VIème – VIIème siècle). Ce cimetière fut réutilisé et agrandi aux époques ultérieures, du fait que l’église priorale était aussi l’église paroissiale des villages de Châtel-Saint-Germain et d’Amanvillers jusqu’en 1760).

Les découvertes archéologiques ont révélé également que le site a été fréquenté au Néolithique et qu’une occupation, sans doute de type militaire, a existé à l’époque gallo-romaine de la fin u IIème siècle au début du Vème siècle.

La diversité des occupations à travers les âges (militaires, religieuses, civiles) ainsi que l’énigme posée par l’existence d’une nécropole mérovingienne sur un site de hauteur constituent l’originalité et l’intérêt archéologique du Mont-Saint-Germain. La richesse et la variété du paysage que l’homme a modelé à travers les âges (talus, fossés, bois, clairière et flore) ajoutent un attrait touristique à l’intérêt historique.Le ministère de la Culture et le Service Régional de l’Archéologie (DRAC), le Conseil Général de la Moselle, la Municipalité de Châtel Saint-Germain ainsi que la communauté de Metz Métropole se sont appliquées à étudier et à mettre en valeur ce site.

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